Les gels énergétiques sont l’un des outils de ravitaillement les plus utilisés en sport d’endurance, mais aussi l’un des plus mal compris. Pour certains athlètes, ils font la différence entre une fin de course solide et une défaillance complète. Pour d’autres, ils sont associés à des nausées, des troubles digestifs et des pics d’énergie suivis de chutes brutales.
Pour comprendre pourquoi, il faut comprendre ce qu’est réellement un gel énergétique, comment le corps l’utilise et pourquoi la formulation compte bien plus que le branding.
Cet article explique comment les gels énergétiques fonctionnent d’un point de vue physiologique, comment le corps traite différentes sources de glucides et ce qui détermine réellement si un gel améliore ou nuit à la performance. Pour une vue d’ensemble plus complète du ravitaillement d’endurance, consultez le guide complet des gels énergétiques et du ravitaillement d’endurance.
Qu’est-ce qu’un gel énergétique ?
Un gel énergétique est une source concentrée de glucides, généralement sous forme semi-liquide, conçue pour permettre une digestion et une absorption rapides pendant l’effort.
La plupart des gels énergétiques contiennent :
20 à 30 g de glucides par portion
De l’eau pour faciliter l’absorption
Des électrolytes, généralement du sodium
Parfois de la caféine ou des acides aminés
Leur objectif principal est simple :
fournir une énergie rapidement disponible lors d’efforts prolongés ou intenses.
Contrairement aux aliments solides, les gels nécessitent peu de mastication et sont conçus pour quitter rapidement l’estomac, ce qui les rend pratiques en course à pied, en cyclisme et en compétition.
Pourquoi le corps a besoin d’énergie pendant l’effort
Le corps stocke les glucides sous forme de glycogène dans les muscles et le foie. Ces réserves sont limitées.
Capacité typique des réserves de glycogène :
Glycogène musculaire : environ 300–500 g
Glycogène hépatique : environ 80–100 g
Lors d’un effort d’intensité modérée à élevée, en particulier en course à pied, le glycogène est la principale source d’énergie. À allure marathon, ces réserves peuvent être fortement réduites en 90 à 120 minutes sans apport externe.
Lorsque les réserves de glycogène deviennent trop faibles, les athlètes rencontrent ce que l’on appelle communément « le mur » :
Baisse soudaine de la puissance
Perte de coordination
Brouillard mental
Augmentation marquée de l’effort perçu
Les gels énergétiques existent pour ralentir cette déplétion et maintenir la glycémie.